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Le bien-être émotionnel des enfants, ça compte.

Le 09.04.2020 / Bébé et enfant

Et ça influence le nôtre – infiniment !


1.  Les enfants sont bousculés 

Tout comme nous, adultes - sauf qu’ils ont moins de ressources directement accessibles pour rationaliser et relativiser 

Définir une nouvelle normalité

Tout à coup, les enfants ont leur(s) parent(s) à la maison. Non-stop. 24 heures sur 24. Tout à coup, plus rien de ce qui rythmait leur vie avant n’existe. C’est la perte des repères et des habitudes. Plus d’activités sportives organisées, plus de moments de jeux avec les copains, plus d’école, plus de papy et mamy, plus de rendez-vous à la plaine de jeux, même plus de sortie autorisée pour faire les courses avec papa ou maman. Les rituels du matin ont quasi disparu, les rituels du soir sont probablement chamboulés également. Résultat ? C’est le grand inconnu et ça fait peur. Dans un premier temps, les enfants sont (et dans ces conditions, on peut le comprendre) plus ‘demandeurs’ que de coutume, ils sont en recherche d’attention pour les aider à traverser ce grand champ de mines, pour apprendre à s’adapter, pour être rassurés. 

La bonne nouvelle ? On est tous dans le même bateau, même en tant qu’adultes et il ne faut pas avoir peur de confier à ses enfants que l’on comprend leur ressenti car on le partage, au moins en partie. Sauf que les enfants n’ont pas encore les ressources et la maturité nécessaire pour faire face en moins de 24 heures : ils ont besoin de notre accompagnement pour y parvenir plus sereinement.

La moins bonne nouvelle ? Les enfants, plus que jamais, vont devoir affronter des jours d’ennui. Vous savez, ceux que nous avons connus étant petits, lorsque les écrans n’étaient pas tant à la mode ? Pas de panique, cependant. Nous y avons survécu et la plupart d’entre nous en gardent de merveilleux souvenirs, quelque part entre imaginaire et émerveillement. Parce que oui, accepter de s’ennuyer, c’est un apprentissage. C’est une opportunité pour l’enfant de développer sa créativité et d’arrêter la course poursuite aux emplois du temps surchargés. 

Un conseil ? Sans tomber dans l’excès d’organisation, établissez un nouvel ordre et des nouveaux repères. Maintenez ou réinventez des rituels rassurants. En bref, autorisez votre enfant au ‘laisser-aller’ mais pas au chaos. Déterminez des petits moments précis de la journée où l’enfant devra s’occuper seul. Et ne cédez pas : il va rouspéter et vous solliciter d’abord, réclamer des écrans peut-être. Mais tenez bon, avec bienveillance et explications à l’appui. La nature est bien faite et l’enfant, pour peu que l’on respecte sa capacité d’apprentissage et son niveau de développement, a le pouvoir de s’adapter. Et il apprendra à trouver en lui un imaginaire, une réflexion, des ressources qui lui seront utiles pour la vie entière. Méthode testée et approuvée avec notre petit loulou de 5 ans qui est passé en 3 semaines du mode « y’a personne qui s’occupe de moiiiiii ‘» au mode « t’inquiètes, maman, je peux encore jouer quelques minutes tout seul ». Pas tout le temps. Pas tous les jours. Mais on prend les victoires qui se présentent à nous ;-)

 

 2.     Les enfants sont des éponges

Tout comme nous, adultes – sauf que nous avons plus de facilité  pour nous exprimer et mettre des mots sur nos émotions 

S’armer de patience et d’empathie

Faut pas se leurrer, les enfants ne traversent pas cette crise comme si de rien était, en pensant que puisque les adultes on dit que c’était ainsi, on est cool Raoul. Que vous soyez angoissé par la crise que nous traversons ou stressé par vos conditions de travail (ou les deux), votre enfant absorbe votre humeur. 

La bonne nouvelle ? C’est une opportunité pour apprendre à mieux gérer nos émotions, ensemble. Vous pouvez par exemple expliquer à votre enfant que, tout comme vous pouvez vous énerver quand il est trop nerveux, vous comprenez qu’il se sente moins bien quand vous êtes stressé. Ouvrir le dialogue sur comment chacun se sent (avec des mots adaptés à l’âge de l’enfant bien entendu), c’est déjà un début de solution : ça désamorce et personne ne prend l’humeur de l’autre pour lui. C’est d’ailleurs une bonne habitude à prendre si on gère cette situation en couple. L’entente entre les papas et les mamans, c’est important pour tout le monde, non ? ;-) 

La moins bonne nouvelle ? Il ne suffit pas de dire à un enfant que tout va bien, pour qu’il ‘sente’ que tout va bien. Notre corps, nos expressions, nos gestes et nos réactions parlent bien plus que des mots inventés pour le rassurer. 

Un conseil ? Prenez soin de vos émotions à vous aussi. Déterminez vos limites dans ce nouveau mode de fonctionnement et respectez-les : un parent épuisé, c’est un parent moins patient et forcément moins apte à communiquer un peu de sérénité à ses enfants. Oui, même en période de crise, c’est une bonne idée de vous aménager du temps pour faire ce qui vous détend… ou simplement pour ne rien faire. Vous en serez d’autant plus disposé et armé pour affronter les moments plus intenses… et votre enfant vous remerciera par une attitude sensiblement moins agitée également. C’est magique !

 

 3.     Les enfants sont curieux 

Bien plus que nous, adultes – ils ont une soif d’apprentissage qui fait partie inhérente de leur processus de croissance

Pratiquer le lâcher-prise

Je ne peux pas légitimement m’étendre sur la question de l’école à distance pour les enfants plus âgés ou pour les adolescents. Je suis cependant effarée devant le stress qui semble entourer l’inconnu du cursus scolaire de cette année, la gestion des cours à distance, le volume de travail,… Un stress qui anime aussi bien les parents que leurs enfants. Comment des parents en télétravail peuvent-ils faire pour consacrer 4 ou 5 heures par jour à l’accompagnement de son (ou de ses !) enfant(s), peut-être encore pas tout à fait autonome(s) ? Je vais néanmoins oser agiter le drapeau blanc pour les parents d’enfants plus petits, avant que les apprentissages académiques ne prennent la priorité sur les apprentissages sociaux et les activités d’éveil. 

La bonne nouvelle ? Si on lâche du lest avec nos tracas académiques précoces et qu’on se reconnecte à la curiosité naturelle de l’enfant, on se rend vite compte que l’enfant, même (et surtout ?) dans un environnement moins formel, a une capacité d’apprentissage étonnante. Notre rejeton a décrété qu’à partir de maintenant il nous aiderait tous les soirs pour les repas, parce qu’en fait, il adore cuisiner. Il adore surtout peser et mesurer. Et ça n’rigole pas. Il a voulu comprendre les unités de mesure. En deux coups de cuillère à pot, c’était acquis. Et la motricité fine ? Eh bien ça viendra quand il trouvera un intérêt à s’y pencher plus sérieusement… ou quand l’école reprendra ;-)

La moins bonne nouvelle ? Ça demande un minimum de disponibilité et parfois un peu de créativité pour proposer des activités qui vont dans le sens de l’intérêt de l’enfant. 

Un conseil ? Profitez de ce confinement forcé pour observer votre enfant, pour apprendre à mieux le connaître. J’entends déjà de jolies anecdotes et des histoires encourageantes émergées de ces conditions particulières que toutes les familles traversent… A chaque instant, avec vous, votre enfant apprend quelque chose. Cultivez cette chance !

 

 4.     Les enfants ont besoin de nous 

Et de pas grand-chose d’autre en fait

Apprivoiser l’instant présent

Remettons tout de suite l’église au milieu du village : on ne peut pas prétendre exceller dans tout en même temps. Arrêtons tout de suite de nous stresser à ce sujet, c’est inutile, utopique et contreproductif. D’habitude, nous avons une bonne partie de la journée pour effectuer les tâches qui nous sont imparties au mieux de nos capacités, tandis que nos enfants utilisent leur belle énergie dans les classes d’école. Pour trouver un nouveau rythme réaliste, pourquoi ne pas partir d’un petit planning de la semaine à préparer avec l’enfant, où on inclura nos temps de travail, nos temps de partage avec nos enfants, nos temps d’obligations domestiques et… un peu de temps pour nous ?

La bonne nouvelle ? Tout ce dont nos enfants ont besoin pour se sentir bien, c’est… nous ! Quand on prend conscience de la simplicité et de la force de cette réalité, on peut surmonter pas mal de choses. 

La moins bonne nouvelle ? Je vous l’accorde, ça peut être serré surtout si on est monoparent ou si les deux parents continuent à travailler. Mais le planning permettra à votre enfant de comprendre que la situation n’est pas aisée pour vous et l’aidera dans ses repères.

Un conseil ? Pourquoi ne pas viser la qualité plutôt que la quantité ? Lorsque vous accordez des temps de jeux, de lecture, de câlins à votre enfant, essayez d’être VRAIMENT là avec lui. Coupez le son de votre ordi et/ou de votre téléphone (j’avoue, j’ai un peu de mal aussi…) et concentrez-vous sur l’instant présent. Regardez-le dans les yeux, intéressez-vous à ce qu’il se passe, établissez un vrai contact. Le réservoir affectif plein, il apprendra d’autant plus facilement à respecter vos moments de travail.

 

 5.     Les enfants ont besoin de vérité

Tout comme nous, adultes – sauf qu’ils s’en voient souvent privés sous prétexte que ce sont des histoires de grands…  

Redéfinir des vraies valeurs 

Les sujets tabous, ça angoisse. Laissons-donc au placard les sempiternels « T’es trop petit pour comprendre », « Rien, ce sont des histoires de grands » ou « Je t’expliquerai quand tu seras plus grand ». Si l’enfant pose une question, aussi difficile soit-elle, c’est qu’il est prêt à entendre la réponse. Avec des mots adaptés et sans dramatiser bien entendu, l’idée n’étant pas de les traumatiser.  

La bonne nouvelle ? Si l’inquiétude de l’enfant trouve une réponse rassurante, la tempête dans un verre d’eau peut se transformer illico en un saut dans une flaque de boue. Exemple ? 

- « … et donc tu comprends, c’est ainsi que les scientifiques nous demandent d’agir afin que ce vilain virus soit vite éliminé. »

-        « J’veux pas être scientifique moi quand je serai grand, je veux être sportif ».

Et un ange passe. 

La moins bonne nouvelle ? Les enfants entendent tout. Si, si, je vous le promets. Vous savez cet appel avec tante Lisa où vous avez discuté ensemble du nombre effrayant de victimes de la pandémie ? Ou cette fois où votre enfant est redescendu après la mise au lit alors que vous étiez en train de regarder les nouvelles (pas très rassurantes) ? Il a tout imprimé dans sa tête. Parfois avec des mots de vocabulaire inconnus… Mais justement, l’inconnu, ça fait encore plus peur. 

Un conseil ? Choisissez le bon moment pour parler de choses « sérieuses » à votre enfant. Un enfant peut être sensible, angoissé et son imagination n’a pas de limite. S’il exprime le souhait de parler d’un sujet délicat au moment du coucher, il vaut parfois mieux remettre la conversation au lendemain. Ici, on dit généralement : « On ferme le grand livre aux questions pour ce soir. On parlera de cela demain, car c’est un sujet compliqué et notre cerveau doit se reposer ». 

 

Si on parvient à accompagner nos enfants positivement, ce confinement pourrait bien au final être pour eux une expérience ‘heureuse’, bourrée d’apprentissages inattendus. Avec nos enfants, on fait partie de la même équipe. Soyez l’adulte et posez les règles mais prenez aussi le temps de les expliquer, entre un câlin et un fou rire. Vos enfants vous le rendront. Promis. Ils sont les rois de l’adaptation, pour peu qu’on leur explique ce que l’on attend d’eux et pourquoi.

Il va de soi que je ne suis pas une experte de la petite enfance et que mes conseils s’inspirent de l’expérience de parents qui cherchent à apprendre en même temps que leur enfant. Avec le papa de notre petit garçon, nous ne sommes spécialistes que d’un seul enfant : le nôtre.  Alors prenez-y ce qui résonne en vous, laissez tomber ce qui ne vous parle pas. Mais surtout… écoutez-vous ! Ce n’est pas tous les jours facile et bien entendu, nous sommes faillibles, car terriblement humains. Mais avec un peu de remise en question et un chouïa de recul sur nos attentes professionnelles et/ou familiales, nous avons tous en nous des solutions pour combler les besoins émotionnels de nos enfants… sans oublier les nôtres. 

 

Je salue au passage les parents solo et les familles en appartement : vous êtes mes héros ! Tenez bon, vous êtes juste top !

 

Prenez bien soin de vous, pour pouvoir mieux prendre soin des autres. 

Amicalement, 

Ludivine

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